Mi-été.

(If you prefer to read this post in English, click on the flag !)

 

 

 

Ça y est. Nous y voilà. Où ça ? Ou plutôt : quand ça ?

Dans la seconde partie de l’été, sa partie décroissante. Pardon ?

Eh oui ! Nous avons passé le jour le plus long de l’année, le solstice d’été, appelé aussi « Midsummer » en anglais, littéralement « mi-été ».

Voyez plutôt :            Donc si on suit le calendrier énergétique chinois ci-dessus, l’été a commencé le 6 mai, soit il y a 6 semaines, et finira dans 6 semaines. J’en parle dans l’article sur Beltane.

Comme le solstice d’hiver, qui marque le jour le moins lumineux de l’année, et paradoxalement le début de la fin de la période sombre, le solstice d’été, lui, correspond au jour le plus long de l’année, et donc, au début de la fin de la période lumineuse.

Pour être plus précise :

  • le solstice d’hiver marque le fond de l’abîme de la période sombre.
  • le solstice d’été, lui, marque le sommet de la période lumineuse.

Nous sommes au moment où ce que je ressens comme la période d’ouverture du temps et de la lumière, est à sa plus grande amplitude.

Après le solstice, imperceptiblement, et même s’il reste plusieurs semaines avant que l’obscurité se fasse vraiment sentir à nouveau, la lumière commence à décliner.

Logique : quand on est au sommet, on ne peut que redescendre. Ce qui est valable en randonnée l’est aussi pour la puissance d’un phénomène naturel.

Donc, si le solstice d’été est considéré comme le début de l’été chez nous, dans bien d’autres cultures (terriennes, pas chez les Martiens ni les Vénusiens), il indique le milieu de la saison chaude. Logique.

Résultat : le 22 juin, on passe à la seconde moitié de l’été, celle qui va nous mener à l’automne, à la saison sombre et froide. Mais bon, ce n’est pas pour demain : l’été, dans le calendrier énergétique chinois, finit aux alentours du 27 juillet. Commencera alors l’inter-saison de 18 jours, avant le début de l’automne le 15 août.

On n’en est pas encore là ! Inutile de sortir les imperméables, les pulls et les parapluies tout de suite (quoique, quand on voit le temps cette année…), on peut évidemment profiter de la partie descendante de l’été ! Tout le monde sort son maillot de bain et ses lunettes de soleil !

Descendante, parce qu’à partir du 22 juin, les journées vont décroître, minute par minute.

Descendante, parce que la végétation semble figée par la chaleur et le soleil, les teintes sont plus sombres. On n’a plus ce vert acide si stimulant du printemps. Tout incite à se laisser porter par la chaleur, et à vivre à un rythme ralenti aux heures les plus chaudes.

Mais revenons au solstice d’été !

Comme le solstice d’hiver est le moment de dire adieu à la saison froide et sombre, le solstice d’été est le temps de l’au-revoir à la saison chaude et lumineuse.

Fête universelle, tant dans l’espace que dans le temps, elle montre, si besoin était, que le soleil était vénéré partout et dans toutes les civilisations agraires. Encore maintenant, alors que nous sommes si coupés de la nature, l’été est attendu avec impatience.

Quelques exemples de célébrations du solstice :

  • Fête de la Musique en France

Sticker Carré Illustration de cru de choeur de grenouille

 

 

 

 

(Source : zazzle.com)

  • Festival du solstice d’été à Stonehenge – seul jour de l’année où le public est admis dans le cercle intérieur de mégalithes. (Photo : www.standard.co.uk)

 

 

  • Externsteine – formation rocheuse en Allemagne où un observatoire solaire datant de 4900 avant JC a été découvert.

(Source : wikipedia)externstein_prayer_stool

 

 

 

 

 

 

 

(source : magical-europe.com)

  • Yoga à Time Square – impressionnant !

Résultat de recherche d'images pour "yoga time square new york 2019"(source : newsweek.com)

  • Wianki, un festival polonais consacré aux couronnes végétales.

 

(Source : gazetakrakowska.pl)

 

 

Bref, que l’on considère que l’été va du 21 juin au 20 septembre, ou du 6 mai au 6 août, peu importe : le jour le plus long de l’année est un jour très important.

Ce n’est plus le temps de la réflexion ni de la planification de projets ou du jardinage, c’est le temps de l’action :

Bricoler, jardiner, semer, réorganiser, etc. Bon, on suppose par là que les plans ont été faits, le terrain préparé, etc. Ce n’est pas le moment de se lancer dans un projet qui nous dépasse sans y avoir réfléchi au préalable !

On l’aura compris, on profite de cette deuxième partie de l’été comme de la première. Et comment ?

Ben, comme pour la première moitié : ON SORT !!!On profite de l’énergie phénoménale apportée par la lumière du soleil, on l’engrange (et accessoirement, on se fait un zouli hâle).

On fait tout de même attention à ne pas déranger les fées et autres créatures surnaturelles qui nous entourent, car elles peuvent se montrer assez désagréables si on les offense.(Brian Froud)

Et pour la deuxième moitié de l’été, quelles associations texte/thé/tasse choisir ?

On peut déjà reprendre ou finir celles proposées pour Beltane (1er mai) qui, après tout, est le début de l’été.

On continue à privilégier les thés verts à l’effet rafraîchissant, et en particulier le thé à la menthe. Ce n’est pas pour rien que c’est le thé des pays du Maghreb. La combinaison de la menthe stimulante, du gunpowder puissant et astringent, et du sucre qui vous donne un coup de fouet, est parfaite pour passer les heures les plus chaudes.

Le gunpowder, kézako ? C’est ce drôle de thé vert aux feuilles très sombres roulées en petites billes, d’où son nom de « poudre à fusil », et qui est utilisé quasi-exclusivement pour le thé à la menthe (voir photo ci-dessous). J’ai essayé de le boire nature… trop amer, imbuvable tout seul. Il a besoin de compagnie plus douce ; c’est le rôle de la menthe , fraîche si possible, et du sucre, si vraiment vous le souhaitez.

Recette personnelle :

Dans une petite théière, mettre une cuillère à café de feuilles de gunpowder et quelques feuilles de menthe.

Rincer les feuilles de thé et de menthe avec de l’eau chaude mais pas bouillante.

Faire infuser ensuite les feuilles avec de l’eau pas trop chaude (80°C), car c’est un thé vert. Durée de l’infusion : 1 minute.

Servir dans de petits verres qui résistent à la chaleur, en versant avec un mouvement de haut en bas, pour aérer le thé.

On évitera les verres en cristal de Bohême de l’arrière-grand-tante Sidonie, à moins de vouloir à tout prix renouveler le service. Et même dans ce cas, je vous suggère plutôt de le vendre.

Les verres type Duralex (non, je ne fais pas de pub, j’ai juste testé) fonctionnent très bien, même si pour l’ambiance, rien ne vaut les verres à thé du Maghreb (je n’en ai pas, mais si vous manquez d’idées pour Noël…) !

Je le redis, c’est ma recette personnelle, pas la traditionnelle. Je ne le sucre pas, je ne le fais pas infuser trop longtemps, il est léger, et très rafraîchissant, même bu très chaud. Vous avez un doute ? Essayez !

 

 

 

C’est la période de préparation des vacances pour beaucoup. Alors, vous pouvez mettre dans vos valises des livres que vous n’avez ni l’énergie, ni le temps, ni l’envie de lire le reste de l’année.

  • Parce que nous avons besoin de la nature, qui va très mal, rien ne vaut des lectures qui ne mâchent pas leurs mots : Nous voulons des coquelicots, ou L’écologiste n°53 et 54, « Le retour du sauvage » et « Pesticides pourquoi et comment les remplacer ».
  • Dans la continuité des lectures précédentes, un peu de pratique. Pour éviter les déchets, Famille presque Zéro Déchet, ze guide, ou Les Zenfants presque Zéro Déchet, ze mission. Ou les deux ! Deux livres pleins de conseils faciles à appliquer au quotidien, pour intégrer peu à peu une autre manière de vivre. Et très rigolos, ce qui ne gâche rien ! Parce que les pique-niques riment trop souvent encore avec une quantité monstrueuse d’emballages (chips, glaces, barquettes de salades, serviettes jetables, canettes, etc), alors qu’il est très simple de passer un superbe été sans (trop) polluer ni faire forcément déborder ses poubelles ou celles des aires de loisirs !

 

 

 

 

 

  • Parce que le solstice d’été est une fête importante dans les religions païennes : Litha, dans la même collection que les ouvrages précédemment cités sur Mabon/Samhain/Yule/Imbolc/Ostara/Beltane.

 

 

 

 

 

  • Pour des idées d’activités adaptées à de jeunes enfants, en harmonie avec la saison  : La pédagogie Steiner à la maison, de Monique Tedeschi.

 

 

 

 

 

 

  • Parce que rien ne vaut l’été (à l’heure de la sieste, par exemple) pour se plonger dans des classiques : Le songe d’une nuit d’été, de Shakespeare. Des fées, des amours contrariées, des facéties. Dans un genre totalement différent, Au bord de l’eau, de Shi Nai-an, un des romans classiques chinois, qui a inspiré de très nombreux films chinois à grand spectacle. 108 brigands se réunissent pour combattre le pouvoir en place, corrompu et inique. C’est plein de bagarres, de beuveries, de festins. Truculent.

 

 

 

 

 

 

 

  • Pour voyager sans bouger de chez soi ET apprendre pleeein de choses sur le thé, Portraits de thés, voyage dans 140 pays producteurs, de Lydia Gautier. Des informations sur le théier, le thé, sa préparation, sa dégustation, de magnifiques photos qui donnent envie de tout laisser pour sortir la bouilloire. 119 thés du monde entier décrits de façon très synthétique.

 

 

 

 

 

 

Je m’arrête là. Pour être honnête, je n’aime pas la chaleur, j’ai peur des orages et je ne suis pas inspirée par l’été. Je préfère nettement le froid, la pluie, le brouillard, la neige (quand je suis au chaud chez moi, pas quand je dois conduire), bref, l’automne et l’hiver. Je préfère cocooner

L’été est la saison où j’estiverais volontiers, comme j’hibernerais si je le pouvais pendant les mois les plus froids. En fait, je crois que je n’aime pas les saisons immobiles, où tout est figé par des températures extrêmes…

 

Allez, je vous laisse, ma bouilloire chante et mon livre m’appelle…

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