Qu’est-ce qu’on fête ?

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Noël, c’est le 25 décembre. Mais, c’est quoi ? Et pourquoi cette date ? Vous pouvez éclairer ma lanterne ? Je me suis en effet longtemps demandé quel était le sens véritable de Noël.

Oh, je connais la version chrétienne (la naissance du Christ), mais pourquoi célébrer une fête si on n’est pas croyant ? Par habitude ? On peut s’offrir des cadeaux et faire de bons repas tout au long de l’année, non ?

Et comme il me déplaît de fêter quelque chose qui n’a pas de sens pour moi, Noël me gênait. Je ne comprenais pas non plus pourquoi il fallait de la bouffe (y a pas d’autre mot), des cadeaux, du clinquant, des guirlandes lumineuses, des décorations de plus ou moins (surtout moins) bon goût, des débordements de rouge, de vert, de doré, de lumière…

D’où viennent donc les réjouissances de fin d’année ?

Imaginez que vous viviez à une époque où tout est rythmé par le soleil : les travaux agricoles, mais aussi les tâches quotidiennes. Que, pour économiser l’huile des lampes, la cire ou le suif des bougies, le bois ou la tourbe pour le chauffage, vous soyez obligés de suivre le rythme du soleil. En hiver, vous vous couchez tôt, vous vous levez plus tard qu’en été. Pas de télé pour vous distraire, pas d’internet ou de Netflix.

Imaginez que l’hiver soit une période de peur, peur de manquer de bois ou de nourriture si les récoltes ont été mauvaises, peur de mourir de maladie (bronchites, pneumonie, etc) ou de faim, de froid (soit parce que vous n’avez plus de quoi vous chauffer, soit parce que vous êtes pris dans une tempête de neige et que vous ne parveniez pas à vous mettre à l’abri).

Imaginez que vous savez que des créatures malfaisantes sortent des bois ou de la neige pour dévorer les malheureux qui s’aventurent hors de leurs foyers en hiver…

Vous savez aussi que vous n’avez, pour tenir jusqu’au printemps, que ce que vous avez pu accumuler pendant l’été et l’automne : provisions, bois, vêtements… Vous avez beau avoir préparé des réserves de grain, de matière grasse, de pommes, de noix, de noisettes, des conserves de légumes ou de fruits, vous avez beau avoir stocké les pommes de terre et le fromage, rien ne dit que ça suffira, suivant la date où les beaux jours reviendront réellement. Parfois, les réserves sont assez maigres. Si l’hiver est très froid, très neigeux, glacial, vous risquez de manquer de bois. Si le printemps se fait attendre, vous risquez de manquer de nourriture. Petit rappel : vous ne pouvez pas aller faire de courses au supermarché, puisque les supermarchés n’existent pas.

Manquer, c’est donc tout simplement risquer de mourir ou de voir mourir les siens…

Bref, malgré la beauté de l’hiver, des paysages glacés et enneigés, des jeux des enfants, vous ne voyez qu’une seule chose : que les jours décroissent, qu’il fait nuit de plus en plus tôt et jour de plus en plus tard. D’accord, le bon côté de la situation, c’est que les journées de travail sont forcément plus courtes. Mais bon, vivre avec la peur au ventre en permanence, c’est terrible.

Et si le soleil disparaissait pour de bon ? Si la nuit s’installait, définitivement et totalement ?

Tout mourrait.

Alors, vous vous adressez à celui dont votre vie dépend : le soleil. Et vous exprimez logiquement votre gratitude devant ce que vous considérez comme sa résurrection, non ?

Que célèbre-t-on réellement à cette époque de l’année ?

Oui, Noël est une fête chrétienne, mais d’origine païenne, et cette fête n’a été instituée que tardivement : en 336 après J.-C. à Rome. Donc il s’était écoulé trois siècles sans Noël depuis la naissance de celui en l’honneur de qui on célèbre Noël.

L’essentiel pour les premiers chrétiens était en effet la résurrection du Christ, donc Pâques, pas la naissance d’un bébé. Et dans les pays réformés (protestants), attachés à se rapprocher de la Bible au maximum et à éliminer tout relent de paganisme aussi bien que de catholicisme, la fête de Noël a longtemps été interdite car considérée comme trop catholique ou trop païenne…

En outre, personne ne connaît vraiment la date de naissance réelle de Jésus, mais il est certain que ce n’est pas un 25 décembre, et il n’est même pas sûr que ce soit en hiver. En réalité, la date est symbolique : fêter l’incarnation de Dieu dans un homme.

Je savais que l’Eglise catholique avait substitué ses propres fêtes aux fêtes païennes préexistantes, histoire de faire oublier les autres dieux sans provoquer de soulèvements populaires. Mais je ne comprenais pas d’où venait le choix du 25 décembre.

En fait, on célèbre le solstice d’hiver.

Tout simplement parce que c’est le moment de l’année où la durée de lumière est la plus courte, et où la nuit est la plus longue. Donc, logiquement, à partir du lendemain, les jours rallongent. Mais par prudence, nos ancêtres préféraient s’assurer de la renaissance du soleil par des célébrations religieuses aux manifestations variables suivant les pays et les époques.

Avant même la christianisation, le solstice d’hiver était l’objet de nombreuses croyances relatives à la fertilité, la maternité, la procréation et l’astronomie.

Allez, je vous emmène faire un voyage.

En Corée, le solstice d’hiver est appelé Dongji, jour de la mort et de la résurrection du soleil. On suspend des amulettes de papier pour repousser les mauvais esprits, on mange du porridge de haricots rouges, qui portent chance, le rouge étant une couleur censée chasser les mauvais esprits.Patjuk (red bean porridge) is widely eaten on Dongji in Korea

En Amérique du Sud, les Incas et les Mapuches (peuple du Chili et de l’Argentine), adorateurs du soleil, fêtaient – entre autres – la naissance de cet astre.

We Tripantü, la fête de la renaissance du soleil chez les Mapuches.

Inti Raymi ou la fête du solstice d’hiver (la fête du soleil enfant) à Cuzco.

En Europe de l’est et du nord, la fête du solstice d’hiver pré-chrétienne s’appelait Yule.

Elle commémorait la mort du Roi Houx, roi de la période sombre de l’année, tué par le Roi Chêne ; celui-ci règne durant la période claire jusqu’au solstice d’été, où il sera défait à son tour par le Roi Houx.20120_750454465069017_7650429561785146739_n

D’ailleurs, de nombreux symboles de cette fête ont été conservés jusqu’à nos jours : l’emploi de végétaux qui restent verts toute l’année pour décorer les maisons (l’arbre ou les branches de sapin, le houx, le gui, le lierre…), la bûche (au départ, une vraie bûche qui devait brûler toute la nuit du solstice, et dont on récupérait les restes le lendemain matin pour allumer la bûche du solstice suivant, gage que la lumière et la chaleur allaient revenir. Et que l’on serait donc toujours vivant l’année d’après. Enfin, c’est mon interprétation personnelle). Bon, on a légèrement modifié cette tradition, plus facile pour nos logements qui n’ont plus que rarement des cheminées, et plus sympa pour les gourmands.

Et les cadeaux ? Eh bien, dans la mythologie nordique, Heimdall, dieu de la lumière et de la lune, quitte son trône du Pôle Nord (toute ressemblance…) le jour du solstice d’hiver pour visiter les humains. Il récompense les sages par des cadeaux qu’il laisse dans des chaussettes suspendues dans les maisons. Quant aux pénibles, ils se retrouvaient avec des chaussettes pleines de cendres…

Puis, les dieux et les humains festoyaient, séparément, chantaient, racontaient des histoires.

Dans d’autres versions, c’est Odin qui chevauchait Sleipnir, son cheval à huit pattes. Le souffle de Sleipnir réchauffait et nourrissait ceux qu’il touchait.

Allons voir maintenant ce qui se passait chez les Romains.

Il y a trèèès longtemps, les Romains, ceux sur qui Obélix et Astérix tombaient à bras raccourcis, avaient eux aussi l’habitude de célébrer la fin de la période pendant laquelle les jours raccourcissaient.

Ils organisaient donc les Saturnales, en l’honneur de Saturne, dieu des semailles et de la fertilité, pendant une semaine entière, soit du 17 au 24 décembre. L’ordre social était inversé (les esclaves étaient servis par leurs maîtres, mangeaient les premiers, parlaient librement), les gens se réunissaient en famille ou entre amis pour festoyer et chanter (avec les débordements qu’on peut imaginer). Ils décoraient leurs maisons avec des végétaux qui restaient toujours verts (gui, lierre, houx). Ils offraient aux enfants des figurines protectrices en argile, à placer sur l’autel de Saturne. C’était un souvenir de l’Age d’Or, quand Saturne s’était réfugié dans le Latium – région du centre de l’Italie, au bord de la mer Tyrrhénienne –  et y avait créé une société idéale, abondante et pacifique. Pendant cette semaine, les écoles et les tribunaux étaient fermés, les exécutions interdites, le travail s’arrêtait.

Le 21 décembre était, pendant cette période festive, plus particulièrement consacré à la déesse Angerona, qui guérissait de la douleur et de la tristesse, et présidait aux passages difficiles, surtout celui du solstice d’hiver, quand le soleil doit se frayer un chemin étroit au milieu des ténèbres. C’était donc la déesse du solstice d’hiver et du retour du soleil. Elle soutenait l’effort du soleil dans son combat contre les ténèbres par la concentration des forces mystiques et son dévouement.

 

OK, on a compris l’importance du solstice d’hiver. Mais pourquoi le 25 décembre, alors ? Le solstice est passé, non ?

Aurélien, empereur de 270 à 275, cherchait à unifier l’empire romain, qui menaçait de se disloquer, autour d’un culte commun à toutes les populations. Il fallait un culte qui ne se substitue pas aux religions existantes, mais qui s’ajoute à elles. Il a donc choisi un culte solaire, puisque le soleil était censé être universel. Le culte de Sol Invictus s’est superposé aux autres religions et a remplacé le culte impérial tombé en désuétude.

Sol Invictus, c’est qui, ça ??

C’est lui, là, sur la pièce.

L’expression latine « Sol Invictus » signifie Soleil invaincu, puisque l’astre solaire ne peut être totalement vaincu par la nuit.

Ce culte a surtout été populaire dans l’armée, les civils ne l’ont adopté que plus tardivement, notamment avec le retour dans leurs foyers des soldats ayant combattu en Asie Mineure.

Il fallait aussi choisir judicieusement la date. Aurélien a donc décidé que le 25 décembre serait le jour de naissance du Soleil Invaincu (Dies Natalis Solis Invicti), le lendemain de la fin des Saturnales ET le jour de la naissance de Mithra.

Mithra, c’est qui, celui-là, encore ?

C’était une divinité d’Asie Mineure, associée au soleil dont on dit qu’il est l’œil du dieu, et qui était né d’une vierge dans une grotte (Tiens, ça vous rappelle des trucs, à vous aussi ?).

Donc, placer Sol Invictus le 25 décembre, c’était un moyen habile de contenter les adeptes de ce nouveau culte, mais aussi ceux de Mithra et d’Apollon, dieu du soleil, et ce dans la continuité des fêtes romaines traditionnelles. Un malin, cet Aurélien !

Constantin Ier, premier empereur à être chrétien (règne de 306 à 337), était, au début de son règne, adepte de Sol Invictus. Sur la pièce ci-contre, on le voit représenté en compagnie du dieu.

 

 

 

 

La christianisation de l’empire romain a ensuite fait de Jésus-Christ le remplaçant logique de Sol Invictus. Théodose Ier, dernier empereur romain (de 379 à 395) de l’empire romain unifié, interdit par l’Edit de Thessalonique le culte de Sol Invictus et fait du 25 décembre une fête exclusivement chrétienne.

C’est bien joli tout ça, mais pourquoi, pourquoi le 25 décembre a-t-il été choisi ? Le solstice d’hiver, c’est le 21 !

Là, il faut revenir environ trois siècles plus tôt.

Il semblerait qu’une erreur de calendrier en soit la cause. Au Ier siècle avant J.-C., le calendrier romain républicain (cf Wikipédia) était devenu très compliqué, avec l’ajout d’un mois intercalaire certaines années. Ce cher Jules César décida de le réformer pour aboutir à un calendrier solaire stable sur le long terme. Jules était certes un soldat, un homme politique, un écrivain – il a écrit La Guerre des Gaules -, il a réussi à conquérir (presque) toute la Gaule (sauf un village d’irréductibles Gaulois), mais il n’était ni un spécialiste de la position des étoiles et du soleil, ni un adversaire à la hauteur d’Astérix et d’Obélix. On ne peut pas être bon partout.

Il se fit aider par l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie, ce qui aboutit en l’an 46 avant J.-C à un calendrier réformé. En toute logique et en toute modestie, Jules César l’appela, ce nouveau découpage de l’année, calendrier julien. Il restera en vigueur en Europe jusqu’à la fin du XVIème siècle, où il sera remplacé par le calendrier grégorien que nous utilisons toujours. Pour faire simple, le calendrier julien* a actuellement 13 jours de retard sur le grégorien, ce qui explique que le Noël orthodoxe est fêté le 7 janvier.

Bonne idée de vouloir simplifier le calendrier ! Seulement, seulement, Sosigène s’est trompé un chouia dans ses calculs. Il a déterminé le début des saisons avec un ou deux jours de retard. Résultat : le solstice d’hiver a alors été fixé au… 25 décembre.

*Le calendrier julien est utilisé par les Eglises orthodoxes de Jérusalem, de Russie, de Géorgie, de Macédoine, de Serbie, et par plusieurs régions du Maghreb (Berbères d’Afrique du Nord).

Une constante : célébrer la lumière.

Que ce soit chez les Romains, chez les Germains, chez les Scandinaves, en Corée, chez les Incas ou les Mapuches, toutes les fêtes de la fin d’année célèbrent la lumière et l’allongement des jours.

Et il n’y a pas que le jour du solstice d’hiver que la lumière est fêtée !

La preuve :

Les 4 dimanches qui précèdent Noël, on allume les bougies de l’Avent. Là encore, la lumière.

Le 8 décembre, ce sont les Illuminations à Lyon, en l’honneur de la Vierge (catholique).

Le 13 décembre, c’est la Sainte-Lucie, dont le nom signifie « lumière », célébrée en Europe du Nord, surtout en Suède, mais aussi au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Islande, en Italie et en Croatie.

 

 

 

Le 6 janvier, on fête l’Epiphanie, on tire les rois, et on mange la galette, ronde et dorée comme le soleil…

OK, mais tout ça, c’est chrétien, Nanook.

Bon, alors, si nous parlions de Hanoucca ou Fête des Lumières dans le judaïsme ?

Elle commémore la ré-inauguration de l’autel des offrandes dans le second Temple de Jérusalem, lors de son retour au culte judaïque, trois ans après son interdiction par Antiochus IV, (-215 à -164), souverain de la dynastie grecque des Séleucides (empire formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, de l’Anatolie à l’Indus). Il a participé à l’hellénisation de la Judée et s’est opposé à la révolte des Maccabées (175 à 140 av. J.-C.). Cet événement est à la fois une révolte des Juifs de Judée contre les Séleucides et un conflit interne au peuple juif opposant les traditionalistes aux Juifs hellénisants. Pour ceux qui auraient cru à une histoire de zombies, les Maccabées simplement étaient le nom de la famille qui a mené la révolte.

C’est donc le symbole de la résistance spirituelle du judaïsme contre l’assimilation grecque.

L’objet le plus représentatif est le chandelier à 9 branches ou hanoukkia.

Ce chandelier est utilisé par les Juifs lors de la célébration de Hanoucca, la fête des lumières.

Selon l’enseignement du Talmud, les Judéens victorieux des Séleucides ne trouvèrent qu’une petite fiole d’huile d’olive pure pour allumer le chandelier du Temple. Or cette fiole, qui normalement ne permettait qu’un allumage pour une journée, dura huit jours, dit la légende, ce qui laissa suffisamment de temps pour fournir de l’huile pure. Et si la hanoukkia a neuf branches, c’est parce que la branche centrale sert à allumer les huit autres.

La fête de Hanoucca symbolise aussi la victoire de la lumière contre les ténèbres et l’obscurantisme, en plus de la victoire de la lumière sur l’obscurité hivernale.

Cette année, elle s’est déroulée du 2 au 9 décembre.

Bon, maintenant que vous savez tout sur cette période de fêtes, revenons à la question de départ : quel est le vrai sens de cette fête ?

Chacun peut y mettre ce qu’il veut. Personnellement, je me concentre sur ce point : la lumière.

Mettre de la lumière chez soi.

Des petites bougies, des guirlandes lumineuses… et de la musique, qui éclaire et réchauffe.

Faire sortir la lumière et la chaleur.

Se réjouir de l’abondance au cœur de la période froide, où rien ne pousse.

Se réjouir de la fin de la plongée dans la nuit.

Cocooner !!

Car je sens mon énergie baisser au quotidien : je passerais mon temps à dormir. Je dois avoir des gènes de marmotte ou d’ourse

Et pourtant, j’aime l’hiver, j’aime les jours où l’on reste chez soi, bien au chaud.

Mais le manque de lumière draine mon énergie malgré tout.

Mais pourquoi le blanc, le doré, l’argenté, le vert, le rouge ? Z’allez voir, rien de bien sorcier.

Le blanc, c’est la neige. Et le blanc, c’est l’opposé du noir. Le blanc est lumière, le noir est obscurité.

Le doré et l’argenté, c’est la lumière qui brille. Facile.

Le vert, c’est une référence aux végétaux qui restent verts toute l’année : le houx, les résineux et les conifères (sauf le mélèze). Et comme c’est le point culminant du règne du roi Houx, c’est logique qu’il mette ses armes en avant, non ?

Le rouge, c’est évidemment la couleur des baies du houx.

Récup, vous avez dit récup ?

Chez Thé.Livre.&Co., on aime la récup, le détournement et le sur-cyclage (upcycling), le fait-maison et le fait main.

Ce n’est pas seulement parce que je suis une écolo-girl, mais parce que je trouve dommage de jeter des objets et des matériaux qui pourraient encore servir. D’accord, les okazous (tous ces trucs et bidules qu’on garde au cas où) deviennent parfois encombrants, mais bon, c’est plus fort que moi. Et quand on a un budget limité, c’est en plus une nécessité, non ?

Et c’est pour ça que j’aime Noël. Comment ça ? Noël est plutôt le symbole de la sur-consommation, du gaspillage, de l’excès de nourriture ?

Oui, évidemment, et cet aspect me désole. Mais c’est un excellent exemple de recyclage d’une fête !! Comme Pâques, d’ailleurs, mais on en reparlera en temps voulu.

Revenons à la fête de Noël :

Le Noël chrétien est une contre-fête créée par l’Eglise catholique, qui visait à supplanter les fêtes païennes, en profitant d’un événement astronomique (allongement des jours) au symbolisme cosmique primordial (renaissance de la lumière) pour faire passer ses idées (naissance du Sauveur, du Messie, Lumière du monde qui anéantit les ténèbres du Mal et du Malin).

Pour les chrétiens, il n’y avait donc qu’un pas à faire pour transformer le jour de la « renaissance » du soleil astronomique en jour de la naissance du soleil mystique qu’était le Christ. « Je suis la lumière du monde » (Jésus).

Sol Invictus ou Jésus, même combat !!

On est donc là encore passé d’un événement naturel, à une interprétation théologique. Je ne prends pas parti, j’essssplique.

 

Allez, parce que vous avez été bien sages,Tatie Nanook vous a préparé de quoi vous réconforter. C’est juste !

Je vous laisse, ma bouilloire chante & mon livre m’appelle…

 

(Source des informations et images : Wikipédia)

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