Seuls avec tous.

Sur mon chemin jalonné de lectures & de dégustations, de mariages à trois (un thé/une tasse/un texte), je me suis accordé hier soir un petit arrêt philosophique.

La librairie L’Accrolivres organisait un apéro-philo sur le thème :

Seuls avec tous

Pour résumer les discussions :

  • On est toujours seul parmi les autres (seuls comme isolés, solitaires). La solitude est une souffrance.
  • Il faut savoir être seul pour être avec les autres (seuls comme autonomes, individus uniques, être soi). La solitude est une nécessité pour se construire en tant qu’individu qui pourra, par sa singularité, appartenir à un groupe sans se dissoudre dedans.

Bien que les idées échangées fussent très intéressantes, ce n’est pas l’objectif de cet article.

Ce que je veux retenir, c’est l’occasion que j’ai eue de réfléchir, gratuitement, c’est-à-dire sans objectif (examen, entretien professionnel, etc), si ce n’est utiliser mes méninges & confronter mes idées à celles des autres participants.

Idées ?

L’animateur de la soirée, enseignant de philosophie, a parlé d’évidences. Chacun, quand il est seul, a en tête des évidences qui ne le sont plus tant que ça dès lors qu’on échange avec d’autres, qui ont, eux aussi, des évidences qui ne le sont plus tant que ça dès lors qu’ils échangent avec d’autres, qui…

Je n’avais jamais réfléchi à cette définition d’une opinion, d’une idée : une évidence qui ne l’est que pour celui qui l’a formée, fût-elle extrêmement documentée, argumentée, étayée.

Autre effet inattendu :

J’ai décidé de me lancer dans la lecture des Essais, de Montaigne, un texte que je n’ai jamais osé ouvrir, par peur de ne rien y comprendre. Je l’ai peut-être abordé au lycée, mais je n’en ai aucun souvenir.

Il se trouve que mes parents possèdent une belle édition trèèèès vintage de cet ouvrage, publiée pour le « Meilleur livre du mois » en 1963. Admirez…

Allez, un si bel ouvrage est attirant, & je vais commencer, bien évidemment, par « De la solitude ». Vous vous en doutiez, n’est-ce pas ?

Et j’ai aussi appris la naissance d’une association, l’université populaire d’Albertville, ou plus affectueusement Univ Pop.

Le programme n’est pas encore complètement arrêté, mais, une certitude : je vais suivre les cours de cette université.

Car on n’a jamais fini d’apprendre. La voie de la connaissance & et la voie du thé sont infinies…

Bonne réflexion ! Je vous laisse, la bouilloire chante & mon livre m’appelle…

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