L’Art de perdre, Alice Zeniter.

Il y a des livres qui ne m’attirent pas du tout.

 

 

 

 

 

 

 

L’Art de perdre, d’Alice Zeniter, est de ceux-là. Je n’avais pas du tout, mais alors pas du tout envie de le lire. En librairie ou en médiathèque, je serais passée à côté. Physiquement comme intellectuellement.

Cependant, il m’a été prêté par une personne qui paraissait si enthousiaste que je n’ai pas osé refuser.

Et grand bien m’en a pris !

Je n’ai pas pu le lâcher malgré sa densité (506 pages qui traversent des décennies de l’histoire de l’Algérie). Il retrace le parcours d’une famille de harkis entre l’Algérie et la France, chemin reconstitué par la petite-fille, pour qui le pays de ses grands-parents paternels n’est qu’un mot, un décor.

Je ne peux que vous le recommander si vous avez envie de mieux comprendre une partie de l’histoire de France et les problèmes – non résolus plus de 50 ans après – liés à la décolonisation de l’Algérie.

Le plus étrange, c’est que je suis pour le moment incapable de commencer un autre roman, comme si je craignais que les impressions ressenties à la lecture de L’Art de perdre soient recouvertes par de nouvelles sensations.

Alors, ce livre n’est, pour moi, pas un simple livre : c’est une rencontre.

Une rencontre avec une autrice, Alice Zeniter, que je ne connaissais absolument pas. (Honte à moi ? Peut-être).

Une rencontre avec une histoire, celle des harkis, sans misérabilisme mais sans concession.

Une envie d’en savoir davantage sur ce pays tellement différent de la France mais aussi tellement lié à elle. A moins que ce ne soit la France qui soit encore liée à l’Algérie.

Une rencontre avec mon père. C’est un livre que je lui offrirai, à lui qui a fait la guerre d’Algérie et qui, à l’instar de très nombreux soldats français, appelés aussi bien qu’engagés, y a laissé une partie de lui-même… S’il pouvait me parler de ces années qu’il garde au fond de lui…

Bonne lecture ! Je vous laisse, l’eau est chaude…

 

PS : Je ne sais pour le moment pas quel thé pourrait mettre en valeur ce récit, hormis le traditionnel thé à la menthe. Peu importe. J’ai besoin de laisser décanter.

4 thoughts on “L’Art de perdre, Alice Zeniter.

    1. C’est bien sûr ce à quoi j’ai pensé spontanément. Cependant, cette option est un peu trop cliché à mon goût, et l’histoire se passe quand même en partie en France. D’autre part, le thé à la menthe n’est pas idéal en hiver, et ce roman couvre toutes les saisons.
      Mais je vais trouver !

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